Un coup de vent passa, souffle leste et charmant 
Qui fit tourbillonner les jupes follement. 
Je la savais ailée, étoilée, azurée, 
Je l'adorais ; mon âme allait dans l'empyrée 
A sa suite. Oh ! l'amour, c'est tout ; le reste est vain.
Je ne supposais pas que cet être divin
Qui m'emportait rêveur si loin de la matière, 
Eût des jambes ; soudain je vis sa jarretière, 
Et cela me choqua. - Quoi ! me dis-je, elle aussi !
Je la contemple, ému, tremblant, brûlant, transi, 
Et je vois de la chair où j'adorais une âme ! 
Soit. Le songe est fini. Ce n'est donc qu'une femme 
Qui marche sur la terre, et se retrousse au vent !

Et je fus amoureux bien plus qu'auparavant.

Victor HUGO

 

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Retrouvé abandonné, et aussitôt adopté...

Mimi le Chat

 

BonNe SeMainE